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cestarrive

Mon histoire

Une libération

~~Kim McMillen a écrit

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, J'ai compris qu'en toutes circonstances, J'étais à la bonne place, au bon moment. Et alors, j'ai pu me relaxer. Aujourd'hui je sais que cela s'appelle… L'Estime de soi.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, J'ai pu percevoir que mon anxiété et ma souffrance émotionnelle n'étaient rien d'autre qu'un signal lorsque je vais à l'encontre de mes convictions. Aujourd'hui je sais que cela s'appelle… L'Authenticité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, J'ai cessé de vouloir une vie différente et j'ai commencé à voir que tout ce qui m'arrive contribue à ma croissance personnelle. Aujourd'hui, je sais que cela s'appelle… La Maturité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, J'ai commencé à percevoir l'abus dans le fait de forcer une situation ou une personne, dans le seul but d'obtenir ce que je veux, sachant très bien que ni la personne ni moi-même ne sommes prêts et que ce n'est pas le moment. Aujourd'hui, je sais que cela s'appelle… Le Respect.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, J'ai commencé à me libérer de tout ce qui n'était pas salutaire, personnes, situations, tout ce qui baissait mon énergie. Au début, ma raison appelait cela de l'égoïsme. Aujourd'hui, je sais que cela s'appelle… L'Amour propre.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, J'ai cessé d'avoir peur du temps libre Et j'ai arrêté de faire de grands plans, j'ai abandonné les méga-projets du futur. Aujourd'hui, je fais ce qui est correct, ce que j'aime quand cela me plaît et à mon rythme. Aujourd'hui, je sais que cela s'appelle… La Simplicité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, J'ai cessé de chercher à avoir toujours raison, Et je me suis rendu compte de toutes les fois où je me suis trompé. Aujourd'hui, j'ai découvert… L'Humilité. Le jour où je me suis aimé pour de vrai, J'ai cessé de revivre le passé et de me préoccuper de l'avenir. Aujourd'hui, je vis au présent, là où toute la vie se passe. Aujourd'hui, je vis une seule journée à la fois et cela s'appelle… La Plénitude.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, J'ai compris que ma tête pouvait me tromper et me décevoir. Mais si je la mets au service de mon cœur, elle devient une alliée très précieuse ! Tout ceci, c'est… Le Savoir vivre.

Nous ne devons pas avoir peur de nous confronter. Du chaos naissent les étoiles.

ça s'est passé dans le cabinet d'une psychologue qui dit que lorsque l'on se parle à soi même on se donne raison. Je la crois.

Lors de cette séance, je me suis demandée pourquoi ce que je renvoie est si différent de ce que je suis à l'intérieur de moi. Pourquoi il y a un tel décalage entre la façon dont les gens me perçoivent et mon impression intérieure.

Cela je l'ai vérifié parce que j'entends souvent la petite phrase "j'aurais pas cru que tu étais comme cela" ou "je suis agréablement surpris (se) par notre relation"

Oui je vois bien qu'après quelques rendez vous, quelques paroles, quelques moments partagés, l'atmosphère se détend, il y a quelque chose qui se pose et les sourires apparaissent sur les visages.

J'ai pensé à toutes ces personnes qui prennent confiance parce qu'elles ont réalisé des choses difficiles. Moi plus je réussi plus j'ai peur. Je me rend compte que ce doute n'est pas cohérent avec la réalité. Beaucoup de collègues s'accordent à vanter mes mérites et mes compétences, alors pourquoi je me sens si vulnérable.

L'image qui m'est venue est celle de mon bureau toujours impeccablement rangé et la phrase "il n'y a rien qui dépasse". C'est cette petite phrase qui a fait surgir le flash. Oui il n'y a rien qui dépasse car ce serait un danger pour moi. Quelqu'un pourrait se saisir de ce qui dépasse pour me faire du mal, pour me faire souffrir.

Soudain, j'ai fait un plongeon rétrograde dans mon enfance et je me suis retrouvée à côté de cette femme qui m'a fait jouer le rôle de bouc émissaire pendant tant d'année. J'ai retrouvé en moi cette peur, cette terreur qui me figeait, qui me faisait recroqueviller en moi, qui me rendait muette, qui m'obligeait à détourner mon regard pour ne pas entendre "baisse les yeux". J'ai éprouvé à nouveau cette émotion terrible qui fait ramper les êtres fragiles devant le bourreau, qui les ferait rentrer sous terre pour disparaître pour ne plus être visibles. Cette sensation était forte, comme à ces moments de ma vie, j'en avais la chair de poule.

Dans ces moments il fallait que rien ne dépasse pour qu'elle ne puisse rien saisir au risque de l'utiliser comme un couteau qu'elle aurait retourné dans la plaie.

J'étais dans ces affres, puis miraculeusement cela m'a quitté. Ce trouble s'est éteint. Il est retourné dans le passé et j'ai été libérée, soulagée, heureuse. Cette chose colée à mes chaussures comme un chewing gum depuis toujours a lâché. ce ressort attaché entre mon enfance et maintenant s'est replié et du même coup j'ai retrouvé ma liberté d'être dans le présent.

J'ai compris subitement que j'avais continué à vivre cette peur durant toutes ces années. Ce sentiment de ne jamais être à la hauteur,ne pas oser,douter de mes capacités, trembler à l'idée de me tromper, de ne pas y arriver, tout venait de là. De cette peur qui vivait au profond de mes entrailles, comme un Allien embarqué à mon insu dans le vaisseau de ma vie.

J'ai fait comme Sigourney Weaver dans une scène culte, je lui ai dit "lâche la sale pute" et je l'ai éjecté du vaisseau.

Depuis je suis dans un état joyeux, je me sens légère et confiante. C'est trop bien.

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